Les supermarchés demandent des « baisses » de prix « systématiques », regrette l'Ania
Le président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) Jean-François Loiseau a dit regretter mardi les « demandes de baisses systématiques » des prix formulées par la grande distribution dans le cadre des négociations commerciales en cours.
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« Tout se passe plutôt mal », a-t-il jugé sur BFM Business, interrogé sur l'état d'esprit des industriels de l'agroalimentaire concernant les négociations commerciales avec les supermarchés, qui s'achèveront le 1er mars. « On ne demande pas de hausses de prix abusives ; ce que nous voulons, c'est pouvoir payer correctement les salariés, décarboner, innover », a avancé M. Loiseau.
Pour le président de l'Ania, justifier les baisses de prix demandées par la grande distribution par « le problème du pouvoir d'achat des consommateurs » n'est pas pertinent.
« L'alimentaire, c'est à peu près 12 % du panier moyen. On va sacrifier l'agroalimentaire pour quelques petits centimes qui peuvent sauver des entreprises et de l'emploi », a regretté M. Loiseau.
Démarrées le 1er décembre et prévues jusqu'au 1er mars, ces négociations annuelles déterminent in fine les prix en rayon (hors marques propres des distributeurs).
Selon le PDG de Carrefour Alexandre Bompard, interrogé à la mi-février, la hausse des prix des aliments devrait être d'environ 1 %.
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